SOMMET FRANCOPHONIE La société civile fait entendre sa voix

Le Sommet de la francophonie à Dakar représente, pour  la société civile, une fenêtre d’opportunités exceptionnelle de se faire entendre à travers les messages qu’elle voudrait transmettre aux décideurs, pour une meilleure prise en compte de ses besoins.

 «A un an de la date butoir pour l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Francophonie  devra sortir du vécu et des relations entre l’Afrique et la France pour s’ouvrir à tous ces pays, à travers leurs autorités politiques et leurs organisations de la société civile.» C’est ce qu’a préconisé hier Odile Ndoumbé Faye, Coordonnatrice du Cadre de Concertation des OSC pour le XVe de la Francophonie. En outre, poursuit-elle, l’élaboration d’un cadre post 2015 dans un contexte d’organisation du XVe sommet de la francophonie à Dakar représente ainsi une opportunité pour les organisations de la société civile de se prononcer, de manière critique, sur les questions clés du développement durable, dont le respect des droits humains fondamentaux des hommes et des femmes et le renforcement du pouvoir économique des femmes. «C’est bien pour cela, ajoute-t-elle, que les OSC se sont lancées, de manière opportune, dans ce processus de préparation du XVe sommet de la Francophonie, pour influencer ce qui, finalement, deviendra, nous n’en doutons pas, un cadre globalement accepté par les chefs d’Etats des pays francophones pour le développement, la paix et la réalisation des droits humains.» Par ailleurs, a-t-elle révélé, les échanges entre ce cadre et le Comité scientifique du sommet de la francophonie ont abouti également à la nécessité de poursuivre le processus préparatoire en alliance avec le gouvernement, à travers le Ministère de la Famille. De l’avis de Mme Faye, cette démarche de partenariat permet de construire des synergies, de faciliter la mobilisation de ressources déjà allouées à l’Etat pour la tenue du Sommet et d’adopter ensemble la mise en œuvre d’un agenda commun pour le Sommet. Parallèlement à ce cadre ad-hoc, le Gouvernement et les OSC ont leurs rôles spécifiques d’interpellation, d’alerte et d’influence sur les politiques publiques qui doivent être remplies, analyse-t-elle. A cet effet, pour pouvoir servir de relais afin d’une meilleure prise en compte des préoccupations des populations lors du Sommet de la Francophonie, il apparaît judicieux de tenir des activités autogérées. «La participation active des acteurs de la société civile du Sénégal justifie cette nécessité de devoir transmettre des messages forts aux leaders des Etats de l’OIF face aux multiples enjeux de l’heure », dit-elle. A ce propos, soutient Mme Faye, le cadre de concertation des OSC sénégalaises qui réunit plus de 65 membres a prévu d’organiser un ensemble de manifestations avant et durant le XVe  Sommet.  Afin d’apporter une contribution assez forte à la protection de l’environnement, le cadre de concertation entend organiser des activités en marge du Sommet de la francophonie, à savoir : une journée Dakar sans sachets plastiques. Cela pour contribuer à la sensibilisation de la population sur les effets néfastes de l’utilisation des sachets plastiques.

M. BA