Macky Sall : « Education et culture comme vecteurs de paix, de développement et de rapprochement des peuples »

La 11ème session du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) a été officiellement ouverte, hier, par le président de la République. Macky Sall a insisté sur l’éducation pour lutter contre l’ignorance et l’obscurantisme.

« Education et culture comme vecteurs de paix, de développement et de rapprochement des peuples ». Tel est le thème de la 11ème session du Comité permanent pour l’information et les affaires culturelles (Comiac) de l’Organisation de la coopération islamique (Oci) dont la cérémonie d’ouverture a été officiellement présidée, hier, par le Chef de l’Etat sénégalais. Selon Macky Sall, parallèlement au thème de la session de cette année, « ensemble nous devons raviver les idéaux de solidarité, de fraternité et de coexistence pacifique qui renforcent le sentiment d’appartenance de nos peuples à une seule et même communauté au-delà de leur diversité ».

D’après le président de la République, l’éducation en tant que source du savoir fait corps avec l’Islam. Cela, en éclairant l’esprit du croyant et en l’éloignant des ténèbres de l’ignorance et de l’obscurantisme. « Dès le début de la révélation, le savoir a été érigé en obligation pour le musulman avant même d’être une nécessité sociale. L’injonction divine d’apprendre pour savoir est faite au Prophète Mohamed (Psl) dans le tout premier verset du Coran « Iqra », a-t-il souligné, ajoutant que le Prophète lui-même exhortait ses compagnons à la quête du savoir jusqu’en Chine.

Le Président Sall s’est voulu formel : « Le savoir est la seule arme des Oulémas pour rallier les croyants sur le droit chemin ». Et c’est pourquoi « l’Islam a toujours su allier le culte de Dieu, le libre arbitre et l’exercice de la raison ». Sur ce point, il a rappelé les nombreux savants musulmans qui ont enseigné les mathématiques, la chimie, la physique, la philosophie, les arts et les lettres, la médecine… Aussi, a fait savoir Macky Sall, les femmes jouaient un rôle « actif » dans l’éducation et la diffusion du savoir dès les premières heures de l’Islam.

Coexistence pacifique des peuples
Comiac 11 2Pour preuve, il a cité l’épouse du Prophète Mouhamed(Psl), Aïcha qui, d’après Urwa ibn al-Zubayr, connaissait parfaitement le Coran, le licite et l’illicite, la poésie, le récit des arabes et les généalogies. « Ibn Asakir, auteur du célèbre Tarikh « Dimashq », l’histoire de Damas en 80 volumes, comptait, selon son propre récit, plusieurs enseignantes dans ses travaux de recherche. Je rappelle aussi que c’est une femme, Fatima El Fihryia qui construisit, au 9ème siècle, l’université Qarawiyyîn à Fès au Maroc… », a-t-il indiqué. Parmi les autres éléments historiques cités par le Chef de l’Etat et qui illustrent le rayonnement culturel et scientifique du monde musulman figurent les maisons de la sagesse « le Bayt al-Hikma Abbasside » de Bagdad, l’Université Al-Azhar du Caire, Tombouctou au Mali ou encore l’Université de Pire au Sénégal.

« Dans ce legs où brille la lumière flamboyante du savoir, il ne peut y avoir de place pour l’obscurantisme, le radicalisme et la violence. L’Islam, religion du juste milieu, exalte la modération, le respect du prochain et la coexistence pacifique des peuples », a précisé le président de la République. D’ailleurs, ajoute-t-il, c’est en connaissance de cause que le Prophète (Psl), porteur du message de l’Islam et qui connaît le mieux cette religion que quiconque, a permis à une délégation de chrétiens venus de Najran de prier dans sa propre mosquée. Aussi, a poursuivi Macky Sall, c’est à bon escient qu’il a édifié la charte de Médine, en 622, reconnaissant aux différentes communautés religieuses de la cité le plein exercice de leurs droits et libertés individuelles et collectives.

« Cette même tradition de coexistence pacifique multiconfessionnelle a prévalu en Andalousie à l’époque des souverains musulmans et dans l’empire Ottoman. C’est le même esprit de bon voisinage interreligieux qui a marqué la cérémonie d’inauguration de la Cathédrale du souvenir africain de Dakar 1935 quand Cheikh Moussa Camara, un des plus éminents historiens de l’Islam au Sénégal y représenta l’ensemble des guides religieux musulmans des territoires de l’Afrique occidentale française d’alors », a-t-il rappelé. Ces exemples montrent, aux yeux du Chef de l’Etat, que l’Islam, par ses enseignements et sa pratique, a toujours été et reste une religion de paix, de tolérance et de respect du prochain.

 

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