MONDIAL 2018 : 5 stars pour un trophée de légende

Messi, Ronaldo, Neymar, Griezmann, Neuer… Ces cinq supers stars sont guidées par l’ambition ultime de trôner sur le monde le 15 juillet prochain. Présentation.

Lionel Messi, le Mondial de la dernière chance

Il avait effleuré du bout des doigts le Graal au Maracana en 2014. Et raté l’occasion de rejoindre Diego Maradona et Pelé dans la légende. Considéré stricto sensu comme le meilleur footballeur de tous les temps, Lionel Messi peut-il devenir le plus grand et laisser derrière lui El Pibe de Oro et le Brésilien sans avoir remporté la Coupe du monde? Le débat est ouvert. La Pulga a une nouvelle occasion de le faire largement pencher en sa faveur cet été en Russie. Mais l’inquiétante campagne qualificative de l’Argentine et les tâtonnements du sélectionneur Jorge Sampaoli laissent craindre un nouveau raté pour le quintuple Ballon d’or. Souvent pointé du doigt pour des prestations jugées en deçà de ce qu’il réalise avec le Barça, Messi n’en reste pas moins le meilleur buteur de l’histoire de l’Albiceleste (64 buts en 124 matchs contre 34 buts en 91 rencontres pour Maradona). Mais à bientôt 31 ans – il les fêtera le 27 juin -, il lui manque toujours l’essentiel. En 2022 au Qatar, il sera sans doute trop tard.

Cristiano Ronaldo, le Benjamin Button des gazons

Champion d’Europe en titre avec le Portugal, fort de cinq Ligue des champions (dont quatre avec le Real Madrid), autant de Ballons d’or, sans compter les récompenses personnelles ou les titres de champion (5), Cristiano Ronaldo est un cannibale assoiffé de succès et de victoires. Jamais rassasié. Toujours debout. Un gladiateur des temps modernes qui, du haut de ses 33 printemps, compte plus que jamais marquer de son empreinte son ultime Coupe du monde. Avec plus de 650 buts en carrière, l’enfant de Funchal se sait à l’aube d’un crépuscule dont il souhaite par-dessus tout repousser la sentence le plus tard possible. Si le Portugal ne manque pas d’ambition en Russie, malgré son statut d’outsider et un groupe pour le moins corsé avec l’Espagne et le Maroc, il le doit aussi à la force et la confiance que dégage CR7. « Avec un Ronaldo au top, on peut battre tout le monde », s’enthousiasme Bernardo Silva, son partenaire en sélection. Les autres nations (notamment européennes, déjà surprises par le titre portugais à l’Euro 2016 en France) sont prévenues pour l’ultime rendez-vous du tsar Ronaldo.

Neymar, l’esthète auriverde

Toute une nation retient son souffle. Depuis sa blessure avec le Paris SG au cœur de l’hiver, le moindre geste de Neymar est décortiqué par tous les Brésiliens, dans un pays de plus de 200 millions d’habitants pour qui le foot s’apparente à une religion. Brillant et décisif lors des matchs amicaux, « Ney » a rassuré tout son petit monde et ses nombreux fans, désireux de le voir marcher sur la planète foot pendant un mois en Russie. Ses feintes, coups de reins et autres arabesques sont attendus par les uns, redoutés par les autres. Le Brésilien est un fantasque. Un esthète. Et un vrai soliste qui devra assumer son rôle de leader dans un collectif revanchard après la raclée historique face à l’Allemagne en demi-finale (7-1) du Mondial 2014. Un match où Neymar, blessé, brillait par son absence. Tout sauf une coïncidence.

Antoine Griezmann, le leader que la France attend

Dans sa quête de victoire et son envie de laisser une empreinte indélébile au moment de débuter l’aventure avec les Bleus, le Maconnais de 27 ans ne rêve que d’une chose : remporter la Coupe du monde. Un lieu commun pour tout footballeur mais un réel objectif pour ceux qui en ont le talent, le charisme et aussi les partenaires autour. Antoine Griezmann fait partie de cette trempe. Une caste dans laquelle il compte s’inviter durablement cet été en plaçant les Bleus sur le toit du monde. Comme en 1998, quand il demandait des autographes à ses idoles. Depuis, « Grizou » est guidé par cette envie. Une quête. Plus embarrassé par le statut de leader avec lequel il doit désormais s’accoutumer, le Madrilène débarque sur cette compétition la valise pleine d’ambition et de confiance. Doublement décisif en finale de la Ligue Europa (face à l’OM), meilleur buteur de l’Euro 2016, il sait ce qu’incombe de supporter le poids des responsabilités. Mieux, il en est tout excité. À lui de jouer.

Manuel Neuer, le géant allemand

Son cas a longtemps nourri un feuilleton à suspense outre-Rhin. Finalement, le dernier rempart de la Mannschaft sera bien en Russie pour défendre le titre décroché il y a quatre ans. Et ce, malgré une saison résumée à trois minuscules matchs dans la cage du Bayern Munich en raison d’une fracture du pied gauche contractée en septembre dernier. En son absence, Marc-André Ter Stegen a été irréprochable en sélection. Mais aussi cruelle que la situation puisse paraître pour le Barcelonais, Joachim Löw ne peut pas se passer de l’expérience et du talent du grand blond (1,93 m), considéré à juste titre comme le meilleur gardien du monde. Au Brésil, Manuel Neuer avait très largement contribué au triomphe allemand avec des arrêts décisifs contre l’Algérie en huitièmes de finale puis face à Karim Benzema en quarts. Sans oublier ses brillants dépassements de fonction quand il sort de sa surface toucher le ballon façon « goal volant » ou libero. Incontournable.

 

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