Coupe du monde : Thierry Henry face à l’équipe de France en demi-finale…Le Bleu de 98 qui voit rouge !

L’entraîneur adjoint de l’équipe de football belge depuis 2016 soutiendra les Diables rouges face à l’équipe de France. Une position qui ne fait pas l’unanimité.

Lors de la demi-finale de la Coupe du monde de football qui opposera, mardi 10 juillet, la France à la Belgique, un ancien Bleu sera du côté des Rouges. Thierry Henry, meilleur buteur historique français, se retrouvera sur le banc des Diables rouges en tant qu’entraîneur adjoint de l’équipe de Belgique depuis 2016.

L’ancien vainqueur de la Coupe du monde 98 s’était déjà écarté de la France depuis quelques années, parti chausser les crampons des New York Red Bulls, puis en tant que consultant pour la télévision anglaise à Londres.

Une « arme psychologique » pour les Diables rouges

« J’ai rarement rencontré quelqu’un qui aimait autant le foot que lui, rapporte Gérard Houllier, qui l’a côtoyé de nombreuses années. Il s’est toujours intéressé aux phénomènes tactiques. Il percevait les petites choses qui n’allaient pas chez l’adversaire, ce qu’il fallait exploiter. » Ces qualités, l’entraîneur actuel de l’équipe de Belgique n’est pas passé à côté. « Thierry est un atout énorme, car il est connecté avec les joueurs », explique Roberto Martinez. Impressionné par sa « capacité à transmettre » et à voir la transformation que certains joueurs ont opérée à son contact, son supérieur n’hésite pas à le décrire comme une « arme psychologique » pour son équipe.

Côté français, le président de la FFF Noël Le Graët justifie : « Didier Deschamps et son staff sont là depuis longtemps, il n’y avait pas de poste ailleurs, donc il n’y avait pas vraiment de possibilités. » Avant de conclure : « J’imagine que Thierry prendra un jour un club ou une sélection. » Pour Arsène Wenger, son mentor à Arsenal, « ce n’est pas une trahison, c’est une occasion d’apprendre le métier dans la foulée d’un entraîneur, sans avoir la pression ». Mais pour certains, la pilule a plus de mal à passer. Laurent Blanc ne cache pas sa surprise de voir son ancien coéquipier soutenir l’équipe adverse, rapporte Le Parisien, et qualifie cette situation de « bizarre ». La fidélité de Thierry Henry sera en effet mise à l’épreuve mardi prochain, où il devra tout faire pour stopper le pays qui l’a amené à la victoire il y a 20 ans.

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