Un étudiant français de 21 ans part aider des paysans au Sénégal

Nathan Bouguet, élève en école d’agronomie, s’envole lundi 23 juillet, près de Dakar. L’habitant d’Erquy (Côtes-d’Armor) va aider des agriculteurs dans une démarche bio et durable.

Après des études à l’IUT de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), Nathan Bouguet a choisi d’intégrer l’école d’agronomie de Dijon, où il a commencé un cursus d’ingénieur

Sa première année, qui vient de s’écouler, a été fructueuse. Le jeune Réginéen a monté un projet de mission au Sénégal, avec quatre autres élèves. « Il a fallu s’appuyer sur un partenaire associatif déjà implanté là-bas », l’association Village Pilote. Cette association accueille les enfants des rues dans son centre de formation, au bord du lac Rose, tout près de Dakar.

« L’association possède des terres agricoles qu’elle a du mal à valoriser, car les plantations sont attaquées par des parasites. Son objectif est de devenir autonome pour nourrir les enfants », explique Nathan.

Alimentation et pharmacopée

Avec leurs professeurs, les élèves ingénieurs ont fait des recherches pour trouver des pistes.

« Nous avons cherché des associations de cultures qui permettraient de diminuer les parasites, une solution biologique et durable. Nous allons également créer une barrière végétale autour des parcelles, qui joueront un rôle de protection contre le vent, mais aussi pour attirer des insectes favorables à la pollinisation. Notre but est de créer un agrosystème pour valoriser les plantations destinées à l’alimentation et à la pharmacopée. »

Une cagnotte pour soutenir le projet

Lundi, Nathan prendra l’avion à destination du Sénégal. Pour mener à bien ce projet, il a fallu trouver quelques financements. « J’ai sollicité Lamballe Terre et Mer, qui accepte de financer un tiers de mon billet d’avion et nous avons lancé un financement participatif en ligne. »

Sur place, les jeunes travailleront en lien avec d’autres élèves d’une école de commerce de Lille, la Skema, qui s’occupent du côté financier.

« C’est un projet éthique, qui ne doit pas générer de dépendance », insiste Nathan. Il sait que les contraintes de ses années d’études ne lui permettront peut-être pas de retourner au Sénégal. « Le projet demandera sans doute trois ans pour obtenir des résultats, on passera le relais aux élèves de première année, l’an prochain, et on suivra de près son évolution. »

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