Pré-élimination du paludisme dans la zone nord du Sénégal

Lutte-paludisme-Senegal

Le Professeur Daouda Ndiaye, chef du département de Parasitologie est largement revenu sur l’objectif du Sénégal qui est d’éliminer le paludisme à l’horizon 2030.

Le Sénégal est aujourd’hui en phase de pré-élimination du paludisme au niveau de la zone-nord” a révélé le chef du département de Parasitologie de la Faculté de médecine et pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, Professeur Daouda Ndiaye.

Parrain de l’édition 2018 du Mois du paludisme, organisé par l’Association islamique Sopey Mohamed de lutte contre le paludisme (Aism), l’inventeur du test du paludisme Illumigene-malaria indique que “l’objectif d’ici 2020, c’est d’atteindre la pré-élimination à l’échelle nationale pour que demain en 2030 le Sénégal fasse partie des pays auront éliminé le paludisme à travers l’engagement communautaire. La prise en charge, mais aussi l’engagement de l’Etat et des personnes chargées de la communication, notamment les journalistes, mais surtout la population sénégalaise plus généralement“.

Réitérant son engagement dans la lutte contre le paludisme au Sénégal, en Afrique et partout ailleurs dans le monde pour son éradication, Pr Ndiaye de dire tout son honneur d’avoir été cette année choisi comme parrain de l’édition 2018 du Mois de la lutte contre le paludisme à Thiènaba.

C’est une localité qui est un exemple dans la lutte communautaire au Sénégal. Parce qu’aujourd’hui, tout le monde sait que le paludisme a beaucoup reculé. Et s’il a beaucoup reculé, c’est certes lié à l’amélioration de la prise en charge, aussi bien chez les enfants, les femmes enceintes, que la population dans son ensemble. C’est également lié à un engagement communautaire, un engagement des populations comme celles de Thiénaba qui n’ont ménagé aucun effort pour conjuguer leurs investissements et mettre à la disposition de leur communauté des stratégies préventives telles que l’utilisation des moustiquaires imprégnées, de traitements préventifs intermittents, et aussi et surtout la gestion de l’environnement“.

Le professeur Daouda Ndiaye a félicité les habitants de Thiénaba et encourage les autres villages du Sénégal à prendre exemple “une localité qui est aujourd’hui un honneur et une fierté pour le Sénégal et l’Afrique“.

Acteur de premier ordre dans la lutte contre le paludisme et conseiller de l’Organisation mondiale de la lutte pour l’éradication du paludisme à l’échelle planétaire, le professeur Ndiaye n’a pas manqué de livrer un cours magistral sur la santé communautaire. Il explique que “Sans la communauté, nous ne parviendrons pas à maitriser les problèmes de santé, la prévention doit être faite d’abord au niveau de la communauté“.

Le chef du service de Parasitologie et mycologie de l’hôpital Aristide Le Dantec reste catégorique : “Aucune stratégie préventive, de lutte contre les maladies, que ce soit des maladies tropicales négligées ou maladies tropicales telles que le paludisme, ne peut connaitre de résultats positifs si la communauté n’est pas engagée et nous avons un rôle, les médias comme les acteurs de la santé et de la recherche, d’encourager cette communauté“.

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