Après le TER, l’Etat se lance dans le BRT pour 296 milliards de FCFA

Bus-Rapid-Transit

Après l’ambitieux projet Train express régional en 2017, le gouvernement sénégalais a lancé ce mardi, le projet du Bus Rapid Transit (BRT) dont le coût global est estimé à 296 milliards de francs CFA. Objectif : destiné à fluidifier la circulation dans la capitale sénégalaise, a constaté APA.

Avec des bus circulant sur des voies propres, le BRT, encore appelé « Bus rapides sur voies réservées » ambitionne de réduire de moitié le temps de parcours entre Guédiawaye (banlieue dakaroise) et le Centre-ville. Ainsi, le temps de parcours va passer de 90 à 45 minutes « dans des conditions de confort, de sécurité et de régularité substantiellement améliorées », selon le ministère des Transports.

Ce projet qui bénéficie du plus important financement de l’histoire de la Banque mondiale au Sénégal (184 milliards de FCFA), selon la représentante résidente de l’institution financière à Dakar, permettra de transporter 300 000 passagers par jour dont 27 000 aux heures de pointe.

« Cela contribuera à réduire la dépendance à l’égard des voitures particulières et augmenter la part des transports publics dans la ville très encombrée de Dakar », a souligné Philippe Brown, représentant de la Banque européenne d’investissement (BEI) qui participe pour plus de 52 milliards de FCFA au financement de ce projet.

Le BRT comprendra trois grands terminaux de passagers et vingt-trois stations ainsi qu’une fourniture d’un parc de bus et d’un système de transport intelligent repartis tout le long des 14 communes que vont desservir les bus de rabattement du projet, a ajouté M. Brown.

Premier projet du genre en Afrique francophone et le premier PPP en transports urbains au Sénégal, le projet BRT prend en charge la question écologique avec des stations à panneaux solaires, des bus moins polluants grâce à l’introduction d’une qualité de diesel aux standards internationaux et une expérimentation en vue de bus hybride ou électriques.

Par ailleurs, il est prévu l’installation d’une station de mesure de la qualité de l’air supplémentaire pour renforcer le dispositif de surveillance de la pollution de l’air avec le Centre de gestion de la qualité de l’air.

« Le Bus Rapid Transit ne va pas se substituer au transport existant, il va, au contraire, s’intégrer au réseau de transport existant et va permettre aux opérateurs locaux de prendre des participations au capital de l’opérateur du BRT », a soutenu la représentante résidente de la Banque mondiale au Sénégal, Louise Cord.

Il va permettre la mise en place d’une tarification intégrée permettant de passer d’un mode de transport à l’autre avec le même ticket, a précisé Mme Cord.

Un plan d’actions de réinstallation est mis en place pour éviter, dans la mesure du possible, la destruction des biens, minimiser, autant que possible les déplacements involontaires et indemniser les personnes affectées « de manière juste, équitable et préalable » pour compenser les pertes subies par ces dernières du fait du projet BRT, a indiqué le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar, Thierno Birahim Aw.

Le BRT va aussi permettre à 69% des résidents de Dakar d’accéder au Centre-ville en moins d’une heure en transport publics contre 57% aujourd’hui. Ils bénéficieront également d’un système de transport moins polluant, a expliqué le ministre des Transports terrestres, Abdoulaye Daouda Diallo.

Le début des travaux est prévu pour le premier trimestre de l’année 2019 et devrait durer trente mois.

 

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