Quand Macky Sall remet en place un journaliste français…

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Dans son interview télévisée accordée à France 24, Macky Sall est revenu sur les affaires de Karim Wade et Khalifa Sall. Le président n’a pas manqué de dire ses quatre vérités aux français qui l’accusent lui et les chefs d’Etats Africains, d’être derrière les décisions de justice, dans le but d’éliminer les concurrents de la course aux présidentielles.

Macky Sall s’est défendu avec fermeté face aux accusations du journaliste français et des opposants qui s’imaginent qu’il est à l’origine des décisions de justice : “Pourquoi en Afrique, quand la Justice se prononce, vous dites que c’est la volonté du président de la République ?” Il ajoute par ailleurs, “En France ici, en pleine campagne des candidats ont été mis en examen et cela n’a choqué personne. On ne dit pas pour autant que la justice française est sous le couvert du président de la République. En tout cas moi, je ne peux pas accepter, pour le cas du Sénégal, ce genre d’argument”.

Le président fait référence ici à l’affaire Fillon dans l’enquête sur les emplois présumés ficitfs de son épouse et de ses enfants. Le candidat de la droite à l’élection présidentielle alors accusé, avait été mis en examen le 14 mars 2017 et éliminé en avril dès le premier tour. La décision revenait au parquet national financier de donner son avis sur un éventuel procés avant la décision finale des juges. A ce moment là personne n’avait remis en question la mise en examen du candidat. La décision appartenait à la justice.

“C’est un peu l’hôpital qui se moque de la charité”, et Macky Sall n’a pas hésité à remettre en place poliement le journaliste.

Le président a réagi avec justesse. Lors de cet échange, Macky Sall n’a pas manqué de rappeler sa mission en tant que président de la République du Sénégal qui est avant tout de “renforcer la bonne gouvernance et de protéger les ressources du pays“.

Depuis son accession au pouvoir, Macky Sall a toujours combattu la corruption avec fermeté et n’a fait que respecter et suivre les décisions de justice. Il ajoute par ailleurs qu’il n’a pas hésité a renforcer le pouvoir décisionnaire de la cour de l’enrichissement illicite, qui s’était mise en léthargie depuis sa création en 1981.

Enfin, Macky Sall explique que si l’un est condamné c’est parce qu’il n’a jamais nié les faits et n’a pas apporté une réponse valable juridiquement, quant à l’autre, il rappelle qu’il a bénéficié d’une grâce de sa part pour la détention, mais les amendes restent impayées, ce qui est du ressort du Droit aujourd’hui, et qu’il n’a aucun pouvoir de ce point de vue là.

 

 

 

 

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